Tempête de sable sur Arago, on va arroser le chantier

Bonjour,
vous trouverez ci-jointe la photo que j’ai prise ce jour 4/11/15 à 14h30 boulevard Arago où l’on distingue parfaitement, malgré la mauvaise qualité de la prise de vue, l’épais nuage de poussière présent sur le boulevard à hauteur des travaux (démolition du bâtiment en cours). Je suis passée à vélo, il était impossible de circuler avec les yeux ouverts tellement la pollution par particules était importante. Ce niveau de pollution est parfaitement inacceptable pour les riverains.  Vous vous étiez engagés à utiliser les moyens nécessaires pour limiter les particules et protéger l’environnement, ce n’est clairement pas le cas.
Nous avions demandé à ce que des mesures des particules émises pendant les travaux soient effectuées.

Nous attendons que des mesures soient prises très rapidement afin de protéger la santé et dans le respect des riverains.

En copie les élus de la mairie afin qu’ils soient alertés.

Bien cordialement

Le président de l’association Riverains de la Santéimage002

Chère Madame, Cher Monsieur,

Nous revenons vers vous afin de vous informer que l’entreprise de démolition a été avisée de vos constatations et inquiétudes et qu’elle a pris toutes les dispositions nécessaires afin de renforcer son dispositif d’absorption des poussières. Cela passe notamment par une intensification de l’arrosage lors des phases de démolition des bâtiments.

En vous remerciant de votre collaboration et de l’intérêt porté pour ce projet.

Très cordialement,

L’équipe de la MAPLS

Plus précisément

A l’attention de Madame Marie-Luce Bousseton

Chère Madame,

Je vous remercie pour le courrier que vous avez adressé au président de l’Association des riverains de la santé et dont nous avons eu copie.

Je me permets de rebondir à propos de l’intégration de l’établissement dans le respect « du parti-pris historique » que vous mentionnez à la fin de votre lettre.

Vous vous êtes livrés à un exercice instructif en prenant – très arbitrairement – une coupe au milieu de l’ensemble, c´est-à-dire là où le futur bâtiment est presque le plus éloigné du mur d’enceinte. Vous arrivez à une conclusion dont la pertinence ne me saute pas aux yeux mais qui pourrait se résumer, selon l’adage anglais, à « garbage in, garbage out » !

En fait, pour ôter tout doute de ma part, mais aussi, je pense de la part de bon nombre de riverains de la rue Jean Dolent, de la rue Messier et des alentours, pourriez-vous – ou vos collaborateurs ou la société Quartier Santé (avec ses architectes) comme vous nous le proposez dans votre courrier – faire une nouvelle coupe, cette fois en haut de bâtiment, devant l’immeuble situé au 25, rue Jean Dolent.

Vous devriez ainsi pouvoir nous démontrer, schémas à l’appui, comme vous l’écrivez que le « nouveau projet, son organisation et son parti-pris améliorent très significativement la situation par rapport à ce qui pré-éxistait ». A priori, le nombre de cellules ayant accès sur la rue, devrait augmenter de manière notoire.

Si vous avez pris la mesure des nuisances le jour, du moins je l’espère pour bâtir ce projet, il vous a sans doute aussi échappé que bon nombre de parloirs sauvages se déroulent la nuit, et bien loin de la place Vendôme et des ors du Ministère de la justice.

Très cordialement
Fred Paya

La réponse des riverains à la réponse de l’APIJ, le « parti-pris historique » n’a convaincu personne

Vraiment, ils se fichent de nous, la coupe transversale qui nous est présentée se situe a l endroit où les bâtiments se trouvent le plus loin des murs d enceinte. Pourraient ils faire le même schémas mais cette fois sur la partie haute de la rue jean dolent près de la rue Messier ? Ce serait plus parlant et surtout plus juste

FredPaya

D’accord avec Frédéric, la prison actuelle est parallèle au mur donc globalement en forme de trapèze.
La nouvelle prison sera en forme de H avec jambage plus écarté à l’est mais les barres du H seront parallèles entre elles, donc les cellules le plus à l’ouest seront plus proches du mur donc visibles de la rue.

On nous endort mes amis, on nous endort avec de belles paroles, mais nous n’avons rien à dire devant la « justice » toute puissante et très partiale.
Ils ont un projet, ils le mèneront à bout, sans bouger un iota. Regardez les livraisons de ciment sous pression par le beau camion belge, à l’heure de rentrée des enfants à l’école maternelle et à la crèche. Le ciment dans les poumons des enfants est sans doute bénéfique selon la « justice ». Nous l’avions signalé, rien n’est fait, et tout sera comme cela.

Patrick

On se demande ce que le « respect » du « parti pris historique » vient faire dans leur argumentation.
Il est évident que la vue des cellules les plus hautes ds la rue jean dolent auront un plus grande visibilité sur la rue.
Nous sommes leur bonne conscience, et ils ne tiennent aucunement compte de nos doléances.

Veronique Cayol

Les Riverains s’inquiètent et demandent que l’APIJ occulte

Voici leur lettre

  Nicolas FOURNEL 

Directeur de programme

Agence pour l’immobilier de la justice APIJ

30, rue du Château des Rentiers

75013 PARIS

Objet : Prison de la Santé – Fenêtres sur rue Jean-Dolent et rue Messier

 Monsieur le Directeur,

Lors de la 2ème réunion du comité de riverains organisée le 8 octobre 2015, nous vous avons alerté sur le dispositif prévu pour limiter la vue directe des cellules des étages supérieurs des futurs bâtiments côté rue Jean-Dolent et rue Messier.

Pour mémoire, dans notre courrier du 20 février 2015, l’association mettait en garde notamment sur les parloirs sauvages et les agressions verbales sur les piétons provenant des cellules avec vue plongeante sur le trottoir de la rue Jean-Dolent :

4. Fenêtres des cellules côté rue Jean-Dolent et rue Messier, face aux écoles et aux habitations 

Nous avons noté que les fenêtres des cellules seront plus grandes qu’actuellement et conformes aux normes en vigueur pour ce type de programme. Nous attirons votre attention sur le fait qu’outre le « parloir sauvage » qui existait rue Jean-Dolent, des incidents assez graves s’étaient déroulés à hauteur de l’école maternelle (propos obscènes tenus par un détenu du dernier étage à des écoliers jouant dans la cour de récréation rue Jean-Dolent). Nous attirons votre attention sur l’importance des dispositifs à adopter sur les fenêtres des cellules pour éviter les vues directes sur les habitations voisines (rendues plus proche encore dans le projet) et les interpellations des passants et des écoliers. Nous demandons donc que des dispositions soient prises pour limiter les vues directes sur les habitations voisines (rendues plus proche encore dans le projet) et les interpellations des passants et des écoliers. 

Or, vous nous avez présenté un dispositif qui n’occulte en rien la vue plongeante sur le trottoir car le grillage comporte des lames verticales limitant les vues latérales mais pas la vue plongeante :

Capture d’écran 2015-10-15 à 19.12.30

Pour mesurer le risque, il suffit d’observer la situation actuelle (photos ci-dessous). Les cellules du 3ème étage de la prison ont une vue directe sur le trottoir de la rue Jean-Dolentt

Capture d’écran 2015-10-15 à 19.25.32
Or, la maquette de la future prison présente un batiment de 4 étages (au lieu de 3 actuellement) ce qui entraine une vue plongeante du double de la configuration actuelle, ce qui augmente d’autant les risques et nuisances.

Capture d’écran 2015-10-15 à 12.55.32

C’est pourquoi, nous demandons que l’APIJ instruise une solution technique permettant d’éviter un problème de nature à provoquer des incidents sur la voie publique et dans la cour de l’établissement scolaire de la rue (école maternelle) et à obliger le renforcement des rondes de police autour de la prison jour et nuit.

Il nous semble qu’une première solution à étudier serait de pivoter le même dispositif, c’est-à-dire avec les lamelles placées hozitontalement. En effet, la vue plongeante à 45° devient plus difficile et donc de nature à réduire fortement les risques d’agression verbale et de parloir sauvage.

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 En conclusion, l’association des riverains de la Santé demande que ce problème soit pris en compte par le Maitre d’Ouvrage et qu’une solution satisfaisante soit présentée à l’Association dans un délai permetttant sa mise en oeuvre selon le calendrier de construction du nouveau batiment haut.

En vous remerciant pour votre réponse diligente,

Bien cordialement

Le Président de l’Association

Copies : 

Madame Carine PETIT 

Maire du 14e arrondissement

2, Place Ferdinand Brunot 75675 Paris Cedex 14

Madame Marianne Auffret 

Adjointe au maire en charge de l’urbanisme, des grands projets d’aménagement et de la santé

2, Place Ferdinand Brunot 75675 Paris Cedex 14

Madame la Directrice de la Prison de la Santé 

Etablissement pénitentiaire – maison d’arrêt

42 rue de la Santé 75674 Paris Cedex 14

Monsieur Xavier DUPLANTIER 

Président du consortium « Quartier Santé »

61, avenu Jules QUENTIN

92000 Nanterre

Vurpas Architectes 

29-31 rue Saint-Georges

69005 Lyon

AIA Architectes 

23 rue de Cronstadt,

75015 Paris

Une promenade de Santé

a été organisée par l »administration pénitentiaire pour les riverains de la santé, qui l »avaient demandée, soutenus en cela par les élus locaux et en particulier la maire du 14ème. C’était aussi pour les acteurs du projet l’occasion d’améliorer (un peu) une communication et une information initiales minimales et tardives. Comme peut-être enfin de justifier à nouveau ce chantier, s’il en était besoin, par le délabrement de la prison, fruit de longues années d’indifférence publique. Voici quelques photos témoignant de cette visite, qui a eu lieu le 26 juin dernier.prison2

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Enfin, un autre regard si vous le voulez, avec la visite de Robert Badinter

Les riverains sont à la Page

Journal farouchement indépendant, sans subvention et sans publicité, La Page du 14e est une publication trimestrielle d’information locale sur le 14e arrondissement de Paris, fondée en 1988 par l’Équip’Page, une association d’habitants. Le numéro 107 de LA PAGE , juillet-septembre 2015, fait le point sur le projet de nouvelle prison, et évoque l’action des Riverains.
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De Vespasien à Rambuteau , préfet de la Seine. Pour la préservation de la dernière pissotière de Paris

Riverainsdelasanté appelle ses adhérents, lecteurs, sympathisant à la plus extrême vigilance. En effet, la dernière vespasienne de Paris, boulevard Arago, sera peut-être menacée par la circulation des engins de chantier. On apprend, sur le site de la mairie de Paris qu’elle « est géré(sic)e par le service du patrimoine de la Voirie de Paris », qui, n’en doutons pas, en prendra le plus grand soin.


Capture d’écran 2015-05-12 à 20.46Reprehendenti filio Tito, quod etiam urinae uectigal commentus esset, pecuniam ex prima pensione admouit ad nares, sciscitans num odore offenderetur; et illo negante: « Atqui, inquit, e lotio est ».C. Suetoni Tranquilli –  Vita Diui Vespasiani  (Son fils Titus lui reprochait d’avoir mis un impôt sur les urines. Il lui mit sous le nez le premier argent qu’il perçut de cet impôt, et lui demanda s’il sentait mauvais. Titus lui ayant -répondu que non: « C’est pourtant de l’urine » ).

On trouvera plus de détails sur cette illustration d’une fiscalité prompte à s’adapter aux réalités économiques dans l’excellente rubrique « vespasienne » de Wikipedia, qui retrace aussi l’histoire des édicules construits par Claude-Philibert Barthelot, comte de Rambuteau, alors préfet de la Seine.

Nous ne résistons pas enfin au plaisir de vous communiquer la référence d’un travail de recherche rencontré au cours de nos investigations historiques Two physicists are working to solve one of mankind’s oldest problems: urine splashback

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