de l’affirmation péremptoire comme élément de preuve

La MAPLS, que nous comptons parmi nos fidèles lecteurs, nous a adressé le message suivant, à la suite de la publication de notre article « Fissures »:

 » Nous avons pris connaissance de l’article publié le 29 avril 2016 sur le blog « RIVERAINSDELASANTE ». Nous tenons à vous apporter les précisions techniques suivantes : le mardi 22 mars 2016, un incident a eu lieu lors de la manœuvre d’un engin de chantier près du mur d’enceinte le long de la rue Jean Dolent. En effet, une foreuse a heurté le mur en moellons de meulière provoquant un léger bombement du mur et des fissurations suivant les joints de construction. Une première expertise a été réalisée concluant que la stabilité du mur n’est pas remise en cause. Les témoins en place doivent rester un temps significatif avant d’engager les travaux de reprise du mur. Cet incident n’a aucune relation avec les fissures constatées sur les cloisons des habitations du quartier. » 

Mais:

  • nous n’avons pas affirmé la relation entre fissure et chantier, seulement évoqué sa possibilité dans le contexte;                                       l’hypothèse de la percussion du mur par un engin lourd et peu véloce (exemple ci-dessous, huit tonnes environ, sur chenilles et radio-commandé), a priori manoeuvré par un personnel qualifié, n’est pas de celles qui s’impose en premier lieu;                                          – si percussion il y a eu, on ne peut exclure qu’elle soit survenue sur des structures fragilisées par les travaux de démolition et  de forage –comme on n’exclura pas par principe la responsabilité du chantier dans les désordres constatés à son voisinage (fissures diverses).

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Fissures

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Courant mars apparition de plusieurs fissures, la plus spectaculaire sur le mur d’enceinte de la prison, à proximité de l’angle rue jean dolent-rue messier, bien repérable grâce aux témoins mis en place pour en apprécier l’évolution (deux premiers clichés ci-dessous). Une autre est apparue à peu près au même moment, sur une cloison récemment rénovée d’un appartement de l’immeuble du 25 rue jean dolent, pratiquement en face de la première. Enfin, plusieurs fissures dans une cave du même immeuble.

Les signalements ad hoc ont bien sûr été effectués. Aucune conséquence grave n’a été rapportée pour l’instant, mais l’inquiétude est certaine parmi les occupants de l’immeuble. Ce dernier est en effet construit sur deux étages de carrière, comme une bonne partie du quartier.

La relation avec le chantier de la prison, si elle ne peut être affirmée, vient immédiatement à l’esprit, d’autant qu’ont été mises en oeuvre récemment des techniques de terrassement qu’on peut qualifier de brutales.

Ces désordres seront bien sûr évoqués lors de notre prochaine assemblée.

Mur Santé 2

situation de la fissure de l’enceinte par rapport à la rue messier

Mur Santé 1la même, en plus grand

et, ci-dessous, fissure d’une cloison d’un appartement

fissure paya

Le jour d’après (le comité de suivi)

Capture d’écran 2016-02-16 à 11.08.48C’est en rangs serrés que des Riverains décidés se sont rendus au FIAP, salle Oslo, pour y rencontrer et y entendre les responsables du chantier de la Santé, auxquels avaient été soumis au préalable les questions ou groupes de questions ci-dessous. D’autres points ont été abordés en séance. Bien peu de réponses fermes nous ont été fournies, et certains des problèmes ont été renvoyés pour étude à un « sous-groupe Riverains-Vinci « , avant une décision que l’on souhaite négociée. La mairie du 14ème était représentée dans la salle.    

Voici un résumé des thèmes abordés à l’initiative des Riverains(Nous) et des échanges, résumé qui n’a pas valeur de compte-rendu:

1-Mesures vibratoires:nous demandons que soit immédiatement effectué un essai d’utilisation du rouleau compresseur sur l’ancien chemin de ronde, côté Jean-Dolent, en présence de l’expert mandaté par le tribunal, M. Guillermain, et d’un cabinet d’acoustique reconnu (par exemple, Avel acoustique), qui effectuera les mesures des vibrations produites, à plusieurs endroits. Nous demandons le même type d’essais pour le BRH si cet engin devait être encore utilisé à l’avenir. Objectif : avoir des mesures indiscutables. Vinci traine les pieds et hésiterait à déclencher ces tests, qui ne seraient pas dénués de danger pour les immeubles, disent leur représentants en renvoyant la question à une future expertise et à 2017. Plusieurs Riverains évoquent avec insistance des désordres survenus en décembre dernier à l’occasion d’une phase de compactage intense, qui a fait l’objet de plusieurs signalements. On voit mal comment faire l’économie d’investigations complémentaires, le risque paraissant réel et vraisemblable. 

2-Référé préventif :nous demandons un point complet sur l’avancement de la mission d’expertise initiale mandatée par le tribunal. Selon Vinci, ce point, avec le rapport officiel, sera réalisé début mars.Nous demandons aussi que l’expert revienne voir le sous-sol et la structure en général de l’immeuble 25, rue Jean-Dolent où de nouvelles fissures sont apparues notamment dans la cave à l’endroit du point faible des fondations de l’immeuble.

3-Questions architecturales : nous demandons que Vinci réalise et présente à l’association, sur le site, des échantillons de panneaux de béton des murs de la prison, afin de choisir une couleur de béton acceptable. Lors des réunions précédentes, on nous a montré un échantillon couleur crème anglaise, soi-disant en référence à la « pierre de Paris »! Si la couleur de ces bâtiments est trop claire, ils seront tout de suite sales, si elle est trop jaune, cela jurera avec le mur de meulière. L’architecte de l’opération a pris pour référence de « pierre de Paris », un revêtement de comblanchien des années 80, qui n’a rien à voir avec la « pierre de Paris ». Des essais sont en cours pour améliorer la couleur du béton. Renvoi au sous-groupe.

4-Percements côté rue Messier : nous demandons une étude sérieuse des percements de ce côté. Actuellement, les 8 meurtrières hors d’échelle, percées dans un mur dont l’épaisseur n’avait pas été prise en compte, aboutiront fatalement à de mauvais détails et à une altération de l’aspect du mur. Mieux vaudrait moins de percements, plus grands. Renvoi au sous-groupe.

5-Compte-rendu des comités de riverains :nous demandons que Vinci établisse et transmette des CR de chaque comité de riverains, y compris des deux premiers comités.Cela doit être fait, les débats étant enregistrés.

6-Les questions de la salle:

-le bruit la nuit, sera rapidement traité (lié à  l’enlèvement des engins de chantier).

-la lumière la nuit aussi

-la poussière, particulièrement agressive rue de la Santé pour les façades, devra faire l’objet d’un traitement et de réparations adaptés.

-les camions circulent encore rue Jean Dolent, malgré la signalisation mise en place; un arrêté préfectoral devrait y mettre bientôt bon ordre.

 

Après mille ans et plus de guerre déclarée, les loups firent la paix avecque les brebis (jean de la fontaine, les loups et les brebis)

Suite à nos récentes manifestations d’exaspération (article dans Le Parisien, banderoles, nombreuses réactions sur notre blog, …), nous avons été contactés par Vinci qui souhaitait rencontrer les représentants de l’Association. Nous avons accepté ce rdv auquel ont participé 3 représentants du groupe Vinci (Laurent CARCOPINO, Brigitte LOYE de ROUBAIX, Vincent LE GUEN ) et 3 membres de l’Association (Anne-Laure GUIEYSSE, Hubert PEUGEOT et Jean-Pierre BOIVIN).
Nous avons expliqué les nombreuses raisons à l’origine de la perte de confiance entre les acteurs du chantier (Vinci, sous-traitants, …) et les riverains, essentiellement les nuisances liées aux stationnements et circulations de camions ou engins de chantier rue Jean-Dolent et rue Messier et surtout les vibrations provoquées par l’utilisation de BRH et/ou par les opérations de compactage (les compacteurs vibrants sont des rouleaux compresseurs vibrants qui permettent de tasser le sol et qui sont probablement à l’origine des vibrations les plus fortement ressenties par les riverains d’après Vinci) et  pouvant entrainer des désordres irréversibles sur les immeubles voisins du chantier.
Nous avons dénoncé le décalage manifeste entre les engagements pris lors des 2 premiers comités de riverains et la réalité constatée sur le terrain (horaires des travaux bruyants, circulation des camions, utilisation de techniques agressives de démolition).  Nous avons demandé et insisté sur l’importance de la mise en place effective par MAPLS au plus vite d’un contact fiable, efficace et réactif, défaillant jusqu’à présent.
Au cours de cet échange nous avons demandé à Vinci de revoir son organisation sur les points suivants :
1) faire preuve de réactivité (appel au numéro vert), en particulier la prochaine fois que des vibrations importantes seront ressenties par le voisinage un représentant du chantier devra se rendre sur place pour constater l’ampleur des vibrations. Il est important d’établir la cause exacte de ces vibrations : BRH ou compacteur vibrant, cette dernière hypothèse est privilégiée par Vinci d’après les jours où les nuisances ont étés ressenties le plus fortement,
2) renforcer la signalisation des rues interdites à la circulation des camions et les instructions données aux chauffeurs par les conducteurs de chantier à l’entrée du site, contacter la mairie et les services de la voirie de la ville de Paris,
3) limiter la puissances des engins de compactage et BRH dans les zones sensibles, surtout le quartier haut proche de la rue Messier,
4) améliorer l’information préalable des opérations bruyantes ou provoquant des vibrations,
5) réaliser des tests de nuisance sur les opérations de forage des futurs pieux de fondation des bâtiments à construire,
6) étudier une solution pour limiter la pollution par poussière liée à la livraison quotidienne du ciment rue Jean-Dolent devant la crèche et la maternelle.

Enfin la date du prochain comité de riverains organisé par Vinci MAPLS a été communiquée, elle se tiendra le lundi 15 février 2016 à 20h00 rue Cabanis au FIAP (même lieu que pour les réunions précédentes).

Nous ne sommes pas naïf… restons mobilisés pour nous faire entendre.

Anne-Laure GUIEYSSE, Présidente des Riverains

Qu’il faut faire aux méchants guerre continuelle.

La paix est fort bonne de soi, 

J’en conviens; mais de quoi sert-elle

Avec des ennemis sans foi?