Vinci et l’APIJ nous expliquent comment laisser aboyer les chiens pendant que la caravane passe

Capture d’écran 2016-01-05 à 16.40.59La loi prévoit expressément que certains bâtiments, tels que prisons et casernes, sont dispensés de permis de construire, et de manière générale de toute concertation notamment avec ceux qui en subissent les conséquences les plus graves, et c’est bien dommage. Cela ne justifie pas pour autant un simulacre d’explications simplistes et faussement rassurantes:

1- « Nous avons érigé en sous-sol une barrière étanche, une sorte de voile de béton, afin de consolider le sol », se défend un porte-parole de Vinci construction, en charge du chantier. Selon lui, « toutes les mesures » ont été prises « pour protéger le quartier » . Qu’est-ce qu’une barrière étanche, étanche à quoi? Pas un mot de la mise en oeuvre des BRH, dont nous avions demandé qu’ils ne soient pas utilisés.

2- « Nous avons enclenché un référé préventif mené par un expert choisi par le tribunal. Il a fait un état du quartier de juin à septembre, visité les logements, afin de mesurer un éventuel impact des travaux. Le rapport est attendu ces jours-ci. »Le référé est préventif des contestations pouvant surgir à l’occasion de la recherche de responsabilité dans la production d’éventuels dommages, mais évidemment pas de la survenue de ceux-ci.

« … Ils devaient commencer le matin à 8 heures. En fait, dès 6 h 45, leurs camions de chantier immatriculés en Belgique dévalent à toute allure la rue Jean-Dolent. Sans parler des nuisances sonores des huit pelleteuses et des marteaux-piqueurs. »

« Je ne nie pas les difficultés mais un chantier ça fait du bruit », répond Aurélien Defiguier, directeur adjoint de l’APIJ. « On tient les riverains informés de la réalisation des travaux les plus bruyants. » Au cas où ils ne les entendraient pas?  L’agence reconnaît toutefois que « certains sous-traitants indélicatsn’ont pas respecté les horaires » mais ils auraient été « rappelés à l’ordre ». Quant au risque de dégâts sur les constructions voisines, Aurélien Defiguier affirme que « le référé permettra aux riverains de se retourner contre Vinci pour qu’ils fassent l’ensemble des travaux » en cas de problème. On sent bien ici la force de l’engagement de celui qui n’a rien à faire des dommages créés par le chantier d’un projet  qui a très largement ignoré ses riverains.

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